Sur le port d’Essaouira

Essaouira, Maroc.

En arrivant au port, c'est les mouettes que l'on remarque. Elles tournent au dessus des bateaux de pêche, crient dans tous les sens et guettent le moindre poisson égaré. On dirait qu'elles dansent, un long ballet, en robe blanche. Le bleu de l'eau se confond au bleu des bateaux. Il y en a par centaines. Les bouées rouges et jaunes viennent comme des petites touches de peinture, habiller le tableau. Au bord de l'eau, ils sont plusieurs à récupérer les poissons. A les lancer sur le quai. Les seaux, pleins, volent de mains en mains. Elles brillent, leurs mains, parce que les écailles s'éparpillent. Et les barquettes se remplissent. Elles débordent même. Empilées, les têtes argentées dépassent des poignées. Dorades, sardines, maquereaux, tous sont rangés selon leurs tailles. L'étal brille de tous ces reflets irisés. Des premières lueurs de l'aube au rayons chauds du soleil, ils sont tous là, à attendre que les petits bateaux rentrent. Certains jours, c'est abondant. D'autres, c'est plus calme. Cela dépend des courants, des jours, du temps, du hasard. "Ce sera mieux demain" certains disent. Demain, l'étal brillera peut-être plus, peut-être moins. Leurs mains, elles, auront toujours ces quelques notes argentées. Comme un rappel.

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